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Category: Biographie

France/Nigeria
Afrobeat

EN CONCERT A JAZZ A VIENNE – LE 2 JUILLET 2017

Nouvel Album « Money » à paraitre au 2ième semestre 2017  > En tournée 2017-2018

‘Kiala – Afrobeat is a Black Beat : A Biography’ By Andy Morgan

Translated into french by Saby.

« L’Afrobeat est un pur son noir … Si vous écoutez du funk, de la soul ou du reggae, ce sont là les sons Africains que je joue, tout cela c’est de l’Afrobeat. »

Kiala doit le savoir : Ses soixante ans sur cette terre (de Kinshasa à Lagos avec Fela, de Ghettoblaster en Europe, au Japon et bien plus) ont été une odyssée de riffs et de rêves, d’opportunités et de déceptions, écumant les scènes tout en restant fidèle à ses racines africaines.

Il poursuit maintenant une autre voie avec The Afroblaster et leur tout nouvel album « Money ». La griffe est peut être différente, mais les sonorités sont, comme elles l’ont toujours été, noires-africaines, un Afrobeat, mixé, ayant mûri, vintage et authentique.
Kiala Nzavotunga a grandi dans la capitale congolaise, Kinshasa, en écoutant Miriam Makeba et du fado portugais que ses parents angolais appreçiaient particulièrement. Son père était accordéoniste mais il s’est mis à la guitare et au likembé et a finalement commencé à se produire sur scène en reprenant des covers un peu partout dans la capitale de Kinshasa avant de rejoindre le groupe du grand Joseph Kabasele, alias «Le Grand Kalle». Mais au début des années 70, la police a continué à faire pression sur les musiciens pour chanter les éloges du dictateur du Zaïre, le président Mobutu Sese Seko, Kiala a décidé de quitter sa patrie et parcourir l’Afrique durant quelques temps, dans l’objectif de s’imprégner de plus de styles, plus de rythmes. Se retrouvant dans une situation précaire au Nigeria, il a été obligé de vendre ses chaussures pour acheter un ticket d’autobus pour Lagos. Il avait pour objectif d’essayer de rencontrer Fela Kuti dans le but de demander son aide. Fela était le seul nigérian dont il ait jamais entendu parler. En fin de compte, il a réussi et Fela lui donna 50 Naira, une fortune en ce temps-là !

Kiala a passé quelques années à jouer avec la crème des groupes afro-rock nigériens : Eyes of Man, Aktion Funk Ensemble, Black Children et The Stormers …avant de rejoindre Egypt 80 en 1981. Il a joué sur le mythique album de Fela – « Original Suffererhead » et a fait d’innombrables concerts Au Shrine et ailleurs. Fela était un rude écuyer qui dirigeait les membres de son groupe comme une unité militaire, mais Kiala conserve un profond respect pour cet homme: «Il a de l’humour, il est humain, il respecte tout le monde. Je pense que c’est mon guide spirituel! »

Même Fela ne pouvait empêcher l’esprit et les pieds de Kiala d’errer. À Lagos, Kiala a rencontré les Français Stéphane Blaes et Romain Pugebet, il a accepté de les aider à lancer leur groupe Ghettoblaster. Il s’est envolé pour Paris avec le batteur d’Egypt 80 Ringo Avom et le percussionniste Udoh Essiet, tous se sont dirigés vers la péniche de Pugebet sur la Seine au quai d’Austerlitz.

Ghettoblaster est devenu le premier groupe Afrobeat d’Europe, révolutionnaire non seulement de par son style, pratiquement inconnu en Europe à cette époque, mais aussi grâce au mélange de musiciens noirs et blancs qui a fait sa particularité. Le groupe s’est également démarqué avec son live exceptionnel partout en Europe et aux États-Unis, en avant-première des : James Brown, Kassav, Albert King, Maceo Parker et Kool and The Gang, entre autres. Mais à la fin des années 1980, les choses ont commencé à mal tourner, surtout après que le bassiste Willy N’for soit tombé malade et en phase terminale, autre coup dur pour le groupe, le décès de la chanteuse Betty Ayaba dans de tragiques circonstances.

Kiala est alors parti vivre au Japon avec sa femme d’origine japonaise. Là-bas il découvre des affinités entre la musique japonaise et africaine et les explore dans ses collaborations avec les légendaires groupes japonais expérimentaux Jagatara et Vibrastrone. Il a alors fondé un nouveau groupe appelé One Love Connection, s’imprégnant d’autres rythmes africains, tels que le zébola du Congo.

Bien qu’il ait été assez pris – allers et retours entre Tokyo et Paris – il a quand même réussi à être productif.

À la demande d’un ami qui programmait le Festival de musique africaine en Hollande, Kiala a décidé de reformer en 1999 le groupe Ghettoblaster, de ce comeback est né l’album Niger River en 2003.

Toutefois, il n’y avait pas assez de volonté de la part des membres pour alimenter le projet dans la durée, alors Kiala s’est dirigé vers le producteur parisien Doctor L et son collectif Psyco et il a contribué à la sortie d’albums légendaires comme Psyco on da Bus (avec son vieil ami Tony Allen) et Electrobeat de Bamako (avec Issa Bagayoko).

En 2009, il enregistre l’album solo One Race mettant en vedette des musiciens francophones comme Rody Cereyon à la basse, Cyril Atel à la batterie, chapoté par le producteur Slim Pézin.

Hilaire Penda et Cyril Atef sont au cœur de la rythmique du nouvel album de Kiala : « Money ».

« J’ai un grand respect pour Hilaire, » dit Kiala, « il est comme mon frère. » Tous les beats que Kiala a posé, morceaux par morceaux, au fil des années qui sont passées, tous sont distillés dans les chansons du premier album « Money ». Toute cette richesse d’expérience a refait surface, des Afrobeats riches et nouveaux.

Kiala affirme que les chansons doivent avoir quelque chose à dire sur le monde dans lequel nous vivons. Et elles doivent le dire fort !

« Être Africain, que cela vous plaise ou non, vous devez l’avoir politiquement, idéologiquement à l’intérieur. C’est ça l’afrobeat. C’est comme le reggae : le reggae c’est prêcher, non pas les choses négatives, mais les choses que tu vois. »

Ceci est une version plus courte de la biographie complète d’Andy Morgan ‘Kiala – l’Afrobeat, le son noir : Une biographie ‘.

Crédit photo © Babatunde Banjoko


Vidéos

Naissance du premier groupe d’Afro-beat Afro-européen GHETTO BLASTER

KIALA – Sorrow, Tears and Blood – Tribute to Fela Anikulapo-Kuti featuring Cheikh Tidiane Seck (Guerrier !)…

KIALA LIVE FEATURING FRIENDS (TONY ALLEN, STEPHANE BELMONDO, HILAIRE PANDA…)

Kiala @ Montreux Jazz Festival featuring Omar Sosa, Stéphane Belmondo, Doctor L …

 Réservez un concert avec Kiala & Afroblaster sur la tournée de son nouvel album « Money » : booking@turnagainmusic.com

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