Category: Biographie

Son histoire

C’est un petit événement dans le milieu du chaâbi : en 2010, à trente-six ans, Kamel El Harrachi sortait enfin son premier album « Ghana Fenou » (il a chanté son art). Un hômmage à son père, Dahmane El Harrachi, qui fut une figure tutélaire du chaâbi algérois et l’auteur du célèbre morceau Ya Rayah («Le Voyageur ») remis au goût du jour par Rachid Taha dans les années 1990. Kamel s’est officiellement consacré à la musique en 1991, en reprenant le nom de son père décédé une décennie plus tôt. Cette année-là, il a aussi enregistré à Alger une cassette de reprises des morceaux paternels, qui réussit à convaincre l’exigeante communauté chaâbi.

Depuis, il mène une carrière brillante mais discrète,donnant des concerts et des récitals à Paris, en Europe, dans le Maghreb et le mond entier.

Et surtout : dix-sept ans après ses débuts, Kamel sort enfin son premier album, Ghana Fenou (« il a chanté son art»), où il rend hommage à l’immense carrière de son père, pour mieux s’en démarquer, au fil des compositions. Au début de l’enregistrement, il confiait avec un sourire : « J’essaie de faire de belles choses, mais je porte le nom d’un grand artiste sur mon dos, et même si on est bon, c’est un peu délicat. Je ne pourrai jamais ressembler à mon père, j’essaie de faire de mon mieux et de donner à ma manière un nouveau souffle au chaâbi. »

Né dans la Casbah d’Alger dans les années 1940, le chaâbi reste toujours apprécié en Algérie, au Maroc ou en Tunisie, mais est délaissé par les jeunes, et de moins en moins sollicité pour les mariages. Alors, Kamel invite quelques instruments pas vraiment orthodoxes sur ses morceaux : le clavier, la contrebasse, les congas ou les bongos. Kamel El Harrachi fait partie d’une génération de jeunes musiciens attachés au genre chaâbi et soucieux de le voir évoluer avec son temps. Il a d’ailleurs introduit une contrebasse, un piano, et sur certains morceaux des congas. Il a aussi travaillé l’orchestration, et écrit ses propres textes, qui relèvent, comme ceux des anciens, « du social ».

« Le chaâbi parle de la vie des gens, de la société, de l’exil, de la trahison et de l’amour… »

Courant 2017, il prendra le chemin des studios et préparera son nouvel album.

Le spectacle

Dans son spectacle Kamel El Harrachi nous fait partager ce qui est pour lui du domaine de la tradition familiale. Accompagné de 6 musiciens, banjo, piano, percussions, violons, tar et contrebasse le jeune homme à la mandole sait créer l’ambiance. Du public quelques youyous fusent, les battements de mains donnent la mesure ou s’effacent pour laisser toute la place à un dialogue sur le fil entre la mandole et le banjo, ou une modulation de voix… Chaleur et convivialité sont au rendez-vous.

Sur scène Kamel interprète quelques chansons fétiches de son père, des textes inédits écrits par son père et quelques unes de ses propres compositions. Kamel a enregistré son premier album, trés attendu, «Ghana Fenou» et est en préparation de son deuxième opus prévu pour fin 2016.

Kamel El Harrachi fait partie d’une génération de jeunes musiciens attachés au genre chaâbi et soucieux de le voir évoluer avec son temps. Il a d’ailleurs introduit une contrebasse, un piano, et sur certains morceaux des congas. Il a aussi travaillé l’orchestration, et écrit ses propres textes, qui relèvent, comme ceux des anciens, « du social ». « Le chaâbi parle de la vie des gens, de la société, de l’exil, de la trahison, de l’amour… » continue-t-il.

En cloture du spectacle, Kamel El Harrachi, chante le rugueux « Ya Rayah»,  et fait chanter le public avec lui. Quelques jeunes femmes se lèvent pour danser, le public en redemande, et les musiciens lui offrent un dernier morceau. Un jeune artiste en devenir, un futur maitre d’un genre populaire qui ne risque pas de disparaitre, le chaâbi.

Le Chaâbi et la tradition méditerranèenne

Musique populaire par excellence, le chaâbi est à  l’onneur dans le spectacle de Kamel El Harrachi. Chaâbi veut dire « populaire » en arabe. C’est dans les dédales de la casbah d’Alger, qu’est né ce genre national, qui constitue le versant populaire de la musique savante issue de la grande culture arabo-andalouse médiévale. Parmi les précurseurs du genre on compte nombre de musiciens issus de l’algérois et notamment Cheikh Nador, puis Cheikh El Hadj Mohamed El Anka et aussi Cheikh Hasnaoui.

Art des rues, des faubourgs et du quotidien, le chaâbi est un style de musique trés répandu au Maghreb, particulièrement au Maroc et en Algérie. Il s’inspire de la poésie orale héritée des qasida et autres Epopées bédouines. Même si le chaâbi est une musique trés entrainante, festive et dansante, il raconte aussi la vie d’hier et d’aujourd’hui, les artistes s’inspirant également de thèmes actuels (l’amour, la relation belle mère – belle fille, le chômage…). Il peut d’ailleurs ainsi parfois être comparé au « blues ».

Le spectacle que nous propose Kamel El Harrachi est donc bel est bien ancré dans cette culture méditerranéenne, dans laquelle s’inscrit le chaâbi.

Son concert est l’occasion d’une rencontre entre musiciens français et algériens des deux rives de la Méditerranée qui mettent en commun des sonorités arabo-andalouse, des instruments classiques comme la derbouka, le tambourin, le mandole, à une musique plus occidentale, avec des instruments comme le violon, la contre-basse et quelquefois le piano.


Kamel Harrachi live vidéos

YA RAYAH LIVE @ FESTIVAL D’ILE DE FRANCE – PARIS 


FULL CONCERT @ FESTIVAL D’ILE DE FRANCE
 


FULL SHOW @ 2M TV – MOROCCO


 Booker cet artiste : booking@turnagainmusic.com


Suivez Kamel sur Facebook :  fb_icon_325x325

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *